À la découverte de l’hippocampe

hippocampe

les hippocampes du golfe !

Admirez

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (2)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

TCRO40112A

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (9)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (10)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (15)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (17)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (22)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (24)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (25)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (27)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (hippocampus guttulatus) (33)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe chevelu (Hippocampus guttulatus)

Hippocampus guttulatus

Hippocampe chevelu

Hippocampe commun (hippocampus hippocampus) (1)

Hippocampus hippocampus

Hippocampe commun

Hippocampe commun (hippocampus hippocampus) (2)

Hippocampus hippocampus

Hippocampe commun

Hippocampe et syngnathe (1)

Hippocampus

Hippocampes et syngnathes

Hippocampe et syngnathe (2)

Hippocampus

Hippocampes et syngnathes

Hippocampe et syngnathe (3)

Hippocampus

Hippocampes et syngnathes

Hippocampe et syngnathe (4)

Hippocampus

Hippocampes et syngnathes

Hippocampe et syngnathe (5)

Hippocampus

Hippocampes et syngnathes

L’hippocampe, ou cheval de mer, appartient à la famille des Syngnathidés. Cette famille regroupe dans les mers européennes deux groupes très caractéristiques par leur forme : les syngnathes (les aiguilles de mer ou vipères de mer) et les hippocampes.

Deux espèces d’hippocampes fréquentent les eaux européennes : Hippocampus hippocampus (hippocampe à museau long) et Hippocampe moucheté ou chevelu (Hippocampus guttulatus) que l’on trouve notamment dans le Golfe du Morbihan et qui peuvent être admirés à l’Aquarium. Les deux espèces vivent rarement plus de 4 ans et sont de taille moyenne (15 ou 16 cm de long).

L’hippocampe est typiquement un poisson de la zone littorale (entre la surface et 50 m de fond) fréquentant les fonds d’algues ou les herbiers. On ne le retrouve que très rarement en pleine mer car alors il devient très vulnérable. En effet, la petite taille de ses nageoires ne lui permet pas de se déplacer rapidement.
L’hippocampe est propulsé en avant grâce à sa nageoire dorsale qu’il agite rapidement; ses nageoires pectorales, situées très haut, près de la tête, ne lui servent qu’à maintenir sa position verticale lors de sa progression. Il a donc un comportement très calme, presque indolent. Le déplacement de l’hippocampe en images

Sa queue préhensile, comparable à celle d’un singe, lui permet de s’accrocher aux plantes qui l’entourent.

La couleur de l’hippocampe dépend du milieu environnant (homochromie). S’il vit au sein d’une végétation d’un vert brillant, il sera lui aussi d’un vert vif et sa teinte empruntera toujours celle de la végétation qui l’entoure.

Enfin, contrairement à celle de la plupart des poissons, la peau de l’hippocampe n’est pas recouverte d’écailles mais de plaques osseuses formant les carènes anguleuses d’une véritable armure.

Les premiers fossiles d’hippocampes datent d’il y a environ 40 millions d’années, ce qui est très récent à l’échelle des temps géologiques.

Etant donnée que ce poisson si particulier ne possède pas des capacités de fuite rapide face à un éventuel prédateur, il doit recourir à d’autres techniques pour leur échapper. La présence d’excroissances ou de filaments cutanés lui permettent de se camoufler en prenant l’aspect (on parle d’homotypie), parfois la couleur du milieu dans lequel il vit.

Les hippocampes sont microphages : leur régime alimentaire est composé de proies minuscules, petits crustacés (copépodes, amphipodes, crevettes…) ou alevins de poisson. La recherche de nourriture occupe une grande partie du temps de l’animal. L’approche d’une proie est lente, l’hippocampe avance tête baissée, suivant des yeux sa victime.Ses yeux capables de regarder chacun dans une direction opposée, lui permettent de repérer les proies plus facilement. Arrivé à bonne portée pour s’en saisir, il relève la tête brusquement, et projette en avant sa bouche protractile largement ouverte. Utilisant sa bouche comme une paille, sa proie est littéralement aspirée
Au cours la parade nuptiale, les hippocampes produisent des cliquetis en secouant leur tête et en faisant « sonner » les plaquettes osseuses de leur corps.
Commence alors la danse nuptiale où les deux individus sont enlacés par leur queue. Le mâle arbore pour l’occasion une parure dorée.

Puis a lieu un accouplement. Contrairement à ce que vous pensez, c’est la femelle qui pond ses ovules dans la poche abdominale du mâle (marsupium), formée par des replis de la peau. Près pour l’accouplement, le mâle exhibe sa poche ventrale largement ouverte. La femelle y dépose ses œufs et le mâle peut ensuite les fertiliser. La poche du mâle peut contenir une centaine d’oeufs. L’incubation dure d’une dizaine de jours à quelques mois.

Les jeunes hippocampes éclosent à l’intérieur de la poche et ressemblent déjà à l’adulte avant de sortir. Une centaine de jeunes, mesurant 15 à 16 mm de long seulement, seront expulsés par petits groupes de la poche par les contractions du mâle.

Les nouveau-nés mesurent une dizaine de millimètres et ont déjà la forme adulte, bien que leur corps soit transparent. Ils sont doués d’une grande agilité et d’un appétit vorace. Au début de leur vie, les jeunes hippocampes nagent horizontalement. Mais très vite, ils se tiennent verticalement, leur peau se couvre de pigments et les plaques osseuses commencent à se dessiner. Ils restent cependant fragiles et le taux de mortalité à ce moment de leur vie est particulièrement élevé. Pour les survivants, la croissance est assez rapide puisque leur maturité sexuelle est atteinte vers huit mois. Le cycle biologique peut recommencer.Le nombre d’œufs pondus est faible par comparaison avec les autres poissons. Cette stratégie de reproduction permet la survie des hippocampes.
L’hippocampe a beaucoup d’ennemis. Le thon, le cabillaud, la raie, mais également les crustacés comme le crabe…. mais le plus redoutable prédateur pour les hippocampes c’est « l’homme ».
Les menaces qui pèsent sur les hippocampes sont dues à la dégradation de leur habitat, mais surtout à la surexploitation de cet animal à des fins commerciales.

Plus de 25 millions d’hippocampes sont pêchés chaque année par une cinquantaine de pays, pour le commerce des animaux d’aquarium ainsi que pour les médecines traditionnelles.

Les hippocampes ont étés intégrés à l’annexe II de la convention de Washington pour surveiller son commerce, mais au vue de la croissance du trafic des hippocampes (+10% chaque année), est-ce suffisant ?


L’aquarium de Vannes vient de mettre en place un programme d’observations des hippocampes & syngnathes dans le Golfe du Morbihan.
A l’heure des sciences participatives, vous aussi, aidez-nous à recenser les hippocampes du Golfe du Morbihan !